Avez-vous feuilleté un magazine ou regardé une émission de télévision dernièrement? Vous avez alors sans doute remarqué un flot de publicité sur les médicaments. Alors que les sociétés pharmaceutiques faisaient jadis la pro­motion des médicaments d’ordonnance uniquement auprès des médecins, la publicité directe aux consommateurs est maintenant courante.

 Que cachent les annonces publicitaires sur papier glacé et les petites phrases drôlement chouettes? Vous l’avez devi­né: l’argent. Les sociétés pharmaceutiques ont découvert que la publicité di­recte aux consommateurs est très efficace. Tel que l’explique un consultant de l’industrie, «Les gagnants dans la catégo­rie des médicaments sur ordonnance ne seront pas ceux qui ont les meilleurs pro­duits ou les produits brevetés, mais ceux qui sont les meilleurs en marketing »» (Advertising Age 1998; 69:S6-S7).

Les consommateurs sont assaillis par un déluge implacable d’attrayants slogans sur les médicaments, faisant intervenir des personnalités connues et des photos sexy, et, en retour, pressent leurs méde­cins à prescrire des médicaments. À la suite de ces fructueuses campagnes publi­citaires directes aux consommateurs, 88 % des patients en 1992 ont exigé des médi­caments par leur marque comparative­ment à 45 % en 1989. Ce changement a incité les sociétés pharmaceutiques à augmenter leurs dépenses publicitaires directes aux consommateurs de 13,1 mil­lions de dollars en 1989 à plus de 900 millions de dollars en 1997.

Alors, quel est le danger de cette publicité sur les médicaments? Le danger est qu’elle procure souvent de l’information mensongère. Un éditorial dans The Journal of the American Medical Association explique que, «l’industrie pharmaceuti­que, commandée en partie par des motifs financiers, fournit de l’information de qualité suspecte et par conséquent des bénéfices minimes.» Dans une étude, les chercheurs ont examiné 6,710 publicités sur les médicaments. Plus de la moitié de ces publicités omettaient d’importants avertissements, alors que seulement 40 % mentionnaient les effets secondaires et les contre-indications (Int J Health Serv 1993; 23:161-72). Une autre étude a examiné la «meilleure évidence» que dix sociétés pharmaceutiques internationales pouvaient fournir pour supporter les re­vendications de marketing pour 17 médi­caments. Dans cette documentation, seulement 46 % « contenait les données originales appropriées. » L’étude a conclu que, «Les critères d’évidence utilisés pour justifier les revendications publici­taires sont inadéquats» (Lancet 1989; 2:1261-3).

Les chiropraticiens, comme Dr Morin, sont inquiets de voir que les consomma­teurs sont ainsi manipulés par des campa­gnes de marketing sophistiquées qui conduisent à une trop grande prescription de plusieurs médicaments. C’est pourquoi Dr Morin vise à mettre en garde la communauté sur l’influence des publici­tés pharmaceutiques, le côté dangereux des effets secondaires de plusieurs médi­caments et le pouvoir de concentrer ses efforts sur la prévention plutôt que cons­tamment combattre les symptômes. Cer­tains médicaments font l’objet de plus de marketing que d’autres et ce sont ceux qui sont habituellement prescrits en trop grande quantité. Vous trouverez dans les prochains paragraphes les cinq médica­ments en tête de liste identifiés par les experts comme étant les plus fréquem­ment inutilement prescrits.

Le Viagra®

 Dans la course pour un médicament pour mettre un terme à l’impuissance, plusieurs hommes n’ont pas réalisé qu’un médica­ment est peut-être la cause première de leur problème. Les médicaments pres­crits pour les migraines, les ulcères gas­tro-intestinaux, l’incontinence urinaire, les démangeaisons cutanées, la calvitie hippocratique, les problèmes cardiaques, l’hypertension, le parkinsonisme, l’épilep­sie, l’hypertrophie de la prostate et le cancer de la prostate sont des médica­ments qui mentionnent la dysfonction érectile comme un effet secondaire possi­ble.

Les médicaments couramment prescrits pour les problèmes émotionnels tels que la dépression, les troubles de comporte­ment alimentaire, les troubles obsession­nels impulsifs, l’alcoolisme, le trouble de déficit de l’attention et l’anxiété peuvent aussi déclencher des problèmes sexuels.

En plus des médicaments, plusieurs conditions sont liées à l’impuissance tel­les que les maladies cardio-vasculaires, le diabète, les problèmes rénaux et les affec­tions psychologiques. Le tabagisme et l’alcool peuvent aussi provoquer une dysfonction érectile. La clé est de décou­vrir la cause initiale de la dysfonction sexuelle et s’efforcer de la prévenir avant d’avoir recours aux médicaments.

Le Ritalin®

 Le Ritalin® est très répandu aux États-Unis où plus de 1,3 million d’enfants en prennent pour les troubles de déficit de l’attention/hyperactivité (TDA/H), un chiffre cinq fois plus élevé qu’ailleurs dans le monde. Et le Ritalin® gagne rapidement de la popularité dans les pays à travers le monde. Toutefois, ce que plusieurs personnes ne réalisent pas est que le Ritalin® est un stimulant (« speed » ou « upper ») avec des effets secondaires potentiellement dangereux incluant l’in­somnie, l’anxiété, les nausées, les problè­mes cardiaques, la perte de l’appétit, les maux de tête, le retard de croissance temporaire, les douleurs thoraciques et la nervosité.

Les experts disent que le réel problème avec le Ritalin® est qu’il est souvent prescrit à des enfants qui ne souffrent pas de trouble de déficit de l’attention/hyperactivité (TDA/H). En fait, les spécialistes soutiennent que des milliers d’enfants traités pour TDA/H ont été mal diagnostiqués. Il y a une multitude de conditions déguisées en problèmes d’attention telles que les carences alimentai­res, les problèmes de vision ou d’audi­tion, le stress émotionnel, les allergies, le manque de sommeil, le manque d’exercices, les troubles d’apprentissage et la dépression. Dans d’autres cas, un enfant normal peut simplement être énergique ou impulsif sans souffrir de TDA/H.

L’hormonothérapie substitutive

Malgré la publicité des médicaments qui décrit la ménopause comme une maladie déplorable, c’est en fait une phase normale de la vie d’une femme. Ce que la publicité ne dit pas est que l’hormonothé­rapie substitutive à long terme a des ef­fets secondaires incluant une augmenta­tion des risques pour une femme de déve­lopper un cancer du sein, de l’utérus et de l’endomètre.

De plus, des modifications de régime alimentaire peuvent diminuer les symptô­mes de la ménopause et éliminer le be­soin d’hormonothérapie substitutive. Spécifiquement, simplement consommer plus d’aliments à base de soja peut être aussi efficace que l’hormonothérapie substitutive pour réduire les bouffées de chaleur et les sautes d’humeur. En Asie, par exemple, où le soja est une nourriture de base, peu de femmes éprouvent les symptômes extrêmes de la ménopause que l’on retrouve dans les pays occiden­taux. La recherche démontre que le soja est riche en phyto-estrogènes (daïdzéine et génistéine). Toutefois, contrairement à l’hormonothérapie substitutive, les phyto- estrogènes ne comportent aucun effet secondaire et peuvent en fait prévenir le cancer du sein. En plus du soja, certains lipides – tels que l’huile de lin et l’huile d’onagre – peuvent prévenir les symptô­mes de la ménopause. Les suppléments tels que le cimicifuga et le trèfle rouge peuvent aussi être bénéfiques.

Les antibiotiques

 Alors que les antibiotiques peuvent être efficaces pour les maladies bactériennes, ils ne peuvent parer les infections virales comme la grippe. Malheureusement, plusieurs personnes sont peu renseignées sur ce sujet et forcent les médecins à prescrire des antibiotiques pour des conditions qui ne nécessitent pas leurs utilisations. Ce problème est particuliè­rement répandu chez les parents.

Selon une étude auprès de 915 pédiatres, «Quarante pour cent des pédiatres ont indiqué que 10 fois ou plus au cours du dernier mois, un parent avait demandé un antibiotique alors que le médecin n’en voyait pas le besoin.

Dans les questions complémentaires, environ un tiers des médecins ont rappor­té qu’occasionnellement ou plus fréquem­ment, ils accèdent à la demande des pa­rents.» (Pediatrics 1999; 103:395-401).

Pourquoi l’abus des antibiotiques est-il si dangereux? Suite à une exposition cons­tante aux antibiotiques, plusieurs bacté­ries sont devenues plus résistantes, de souches plus mortelles. Ces super bacté­ries sont résistantes même aux antibioti­ques les plus puissants.

Les antihistaminiques

 Les antihistaminiques tels que Seldane®, Zyrtec®, Claritin® et Allegra® sont les cibles de campagnes de marketing très agressives. Ces campagnes faites selon les règles de l’art font en sorte qu’un grand nombre de consommateurs se diri­gent vers les cliniques médicales deman­dant des antihistaminiques par leurs noms. Par exemple, le marketing agres­sif de Claritin® a fait en sorte que ce médicament a accaparé 56 % d’un marché évalué à 1,8 milliard de dollars dans sa catégorie de médicaments.

Malheureusement, plusieurs personnes souffrant d’allergies se tournent vers les médicaments pour obtenir une «solution rapide» plutôt qu’explorer en premier les alternatives naturelles. Par exemple, plusieurs patients ont trouvé des bénéfi­ces à long terme en révisant leur régime alimentaire pour inclure des repas favorisant le système immunitaire et réduire les additifs alimentaires et les aliments asso­ciés aux allergies. Les suppléments nu­tritionnels peuvent aussi procurer un soulagement. Les suppléments fréquem­ment recommandés pour les allergies comprennent les antioxydants, les biofla- vonoïdes comme la quercetine, les vitamines complexes B et l’ortie dioïque. De plus, réduire le stress peut freiner les allergies. La recherche préliminaire indique que les ajustements chiropratiques peuvent soulager les symptômes d’allergie, quoique d’autres recherches soient nécessaires pour en établir un lien ferme (J Aust Chiropr Assoc 1988; 18:85-7).

Soyez un patient bien renseigné

Ne soyez pas dupe de la publicité attrayante – voyez les publicités pharma­ceutiques d’un œil critique. Toutefois, n’arrêtez jamais de prendre vos médica­ments sans, au préalable, consulter votre médecin.

Évidemment, la meilleure façon d’éviter les médicaments non nécessaires est de vous concentrer sur la prévention. À titre de spécialistes du bien-être, les chiropra­ticiens s’efforcent d’aider leurs patients à obtenir une santé optimale et maintenir une performance maximale. Cette appro­che unique qui se concentre sur la santé vertébrale incorpore aussi la nutrition, l’exercice et la réduction du stress. Faites de la prévention votre priorité – prenez rendez-vous pour un examen clinique chiropratique dès aujourd’hui!

Mon nom est Marc Morin et je suis chiropraticien à Ste-Dorothée depuis 25 ans. J’ai comme objectif de vous éduquer sur la Chiropratique pour qu’elle puisse jouer un rôle plus actif dans le rétablissement et le maintien de votre santé.

(450) 689-7361

marcmorin@videotron.ca

641 boulevard Samson
Sainte-Dorothée, Laval, QC
H7X 1J9