Lorsque vous vous coupez à un doigt, la blessure saigne immédiatement. Lors­que vous vous fracturez une jambe, l’os se brise d’un coup sec. Mais si vous êtes victime d’un “whiplash”, vous ne le saurez peut-être pas avant des mois, voire des années.

Les chiropraticiens, comme Dr Morin voit souvent des patients souffrant de multiples malaises à la partie supérieure du corps, dont les douleurs, au cou, aux épaules et les maux de tête. Plusieurs de ces patients ont été impliqués dans des accidents de voiture soit comme passager, soit comme conducteur. Certains ont eu recours à des traitements médicaux immédiatement, d’autres ne l’ont pas fait.

Plusieurs patients ne font pas le lien entre un traumatisme et leur condition actuelle. Pourquoi? Parce que des mois ou des an­nées se sont écoulés avant l’apparition de douleurs ou parce que l’accident était mi­neur et ils n’ont ressenti aucun symptôme à ce moment-là. Toutefois, le délai d’appa­rition des troubles associés à l’entorse cervicale (TEC) suite à un “whiplash” est un instigateur courant bien documenté de douleurs au cou, à la tête et aux épaules.

Les chiropraticiens sont préoccupés par le manque de sensibilisation du public au sujet des TEC, une condition dont souf­frent sans raison des milliers de personnes. Dr Morin encourage les patients à revoir les données scientifiques suivantes et à renseigner leurs amis et leur famille au sujet des TEC.

La biomécanique du “whiplash”

Lorsqu’une automobile est emboutie, la tête et le cou de la victime sont vive­ment secoués vers l’arrière et vers le haut. Ensuite, la tête et le torse sont projetés vers l’avant contre la ceinture abdominale et le baudrier. Ce brusque mouvement de va-et-vient force le cou au-delà de ses limites physiologiques normales. Les muscles, les ligaments et les tendons sont tirés et déchi­rés. Il en résulte des blessures telles que les foulures, les entorses et les commotions. De plus, les subluxations vertébrales se produisent, aux endroits dans la colonne vertébrale où le mouvement est restreint ou les os (vertèbres) sont légèrement désalignés.

Suite au “whiplash” , les muscles entou­rant la colonne vertébrale se tendent pour protéger le cou de blessures supplémentaires. Ce phénomène, appelé «contracture douloureuse réflexe», déclenche la tension musculaire dans le cou et les épaules donnant lieu à des douleurs implacables. Plu­sieurs personnes souffrant du “whiplash” développent également une condition ap­pelée maux de tête post-traumatiques asso­ciés à une rétroaction anormale du cerveau (Pain 2001;92:319-26).

Les recherches démontrent que les symptômes du “whiplash” peuvent tarder à se manifester

Les études scientifiques confirment que les symptômes du “whiplash” peuvent pren­dre des mois ou des années avant de se manifester. Les subluxations vertébrales causées par le “whiplash” déclenchent des modifications biomécaniques dans la colonne vertébrale incluant un renversement anormal de la courbe du cou. Dr Morin mentionne que si ces modifications ne sont pas vérifiées, elles s’aggravent, prédispo­sant les patients à plusieurs syndromes de douleurs.

Tout comme les syndromes de douleurs, une commotion post-traumatique peut se développer des jours mêmes des semaines après le “whiplash” (Behave Neurol 1995;8:127-36). Le syndrome du canal carpien (faiblesse et douleur du poignet) peut apparaître même deux ans plus tard (J Trauma 1994;37:191-4). Et des vertèbres désalignées incitent à l’arthrose des dizai­nes d’années plus tard après la blessure.

Des caillots potentiellement fatals à la base du cerveau (embole basilaire thromboti­que) peuvent s’en suivre deux à trois mois après la blessure (Stroke 1995;26:2194- 96). Des fractures de la première vertèbre cervicale qui mettent la vie du sujet en danger sont quelquefois découvertes seule­ment après un long laps de temps (Unfallchirurg 2000; 103:895-97).

Des indicateurs spécifiques prédisent un retard de rétablissement ou un rétablisse­ment difficile. Les symptômes associés à un résultat médiocre à long terme sont: diminution du mouvement du cou, antécé­dents de maux de tête, antécédents de traumatisme à la tête, vieillissement, douleurs au cou et nervosité (Eur Neurol 1996;36:48-51).

Une évaluation globale immédiatement après la blessure permet aux chiropraticiens d’identifier les patients à risque de retard de rétablissement et de se concentrer à prévenir les TEC.

“Mais ma voiture est O.K….”

Il n’est pas nécessaire d’être impliqué dans une collision à haute vitesse ou un impact violent pour provoquer des subluxations vertébrales et des désordres apparents. La plupart des blessures surviennent entre six et douze milles à l’heure, selon le Spine Research Institute de San Diego. Même les accidents à des vitesses de moins de cinq milles à l’heure peuvent provoquer le “whiplash”, particulièrement s’il y a des antécédents de blessure antérieure.

En plus des accidents de voiture, les manè­ges des parcs d’amusements peuvent aussi déclencher le “whiplash”. Même des accès de toux prolongés associés à des allergies chroniques ou à la bronchite peuvent cau­ser un “whiplash”.

Pourquoi choisir la chiropratique pour soulager le “whiplash”?

Chez plusieurs personnes souffrant d’un “whiplash”, le traitement médical tradi­tionnel ne fonctionne tout simplement pas. On estime que 43% des patients souffrant d’un “whiplash” endureront des symptô­mes à long terme malgré l’intervention médicale. Selon deux sources scientifi­ques, aucun traitement médical conven­tionnel n’est efficace pour traiter le “whiplash” (Pain 1994;58:283 et Aust Fam Phys 1994;23:2303).

D’autre part, les soins chiropratiques of­frent des résultats durables. Une étude a trouvé que 93% des sujets souffrant de douleurs chroniques d’un “whiplash” se sont améliorés par la chiropratique (Injury 1996;27:6435).

Le rapport a prouvé ce que les chiropraticiens retrouvent dans leur pratique: «Les soins chiropratiques sont un moyen effi­cace pour les patients blessés dans un acci­dent de voiture. Les symptômes allant des maux de tête aux douleurs au cou, douleurs au dos, douleurs entre les omoplates et douleurs aux extrémités en rapport avec la paresthésie (sensations anormales donnant l’impression que des fourmis rampent sur la peau) répondent toutes aux soins chiropra­tiques.»

Une étude publiée dans le Journal of Or­thopédie Medicine souligne la supériorité des soins chiropratiques pour les patients souffrant du “whiplash” (J of Ortho Med 1999;21:22-5). Le rapport a démontré que la manipulation vertébrale, ce que les chi­ropraticiens appellent ajustement, est plus efficace que d’autres solutions pour soula­ger la douleur à long terme du “whiplash”.

En plus des ajustements, les chiroprati­ciens recommandent aux patients des exer­cices spécifiques. Les études démontrent qu’un traitement actif (exercice et physiothérapie) est beaucoup supérieur au repos et au collier cervical souple.

La personne dans sa globalité

Les TEC peuvent inclure des émotions négatives ou des manifestations cognitives de même que des conséquences physiques indésirables.

Les patients souffrant du syndrome du “whiplash” rapportent souvent une diminu­tion de la fonction cognitive même si les résultats d’examen demeurent négatifs. L’amélioration de la mémoire à court terme, l’attention, la remémoration immé­diate surviennent six mois après l’accident (J Int Neuropsychol Soc 2000;6 :271 -8).

Dans une étude, 39% de victimes d’acci­dent avaient des symptômes d’état de stress post-traumatique un à quatre mois plus tard (J of Abnormal Psychol 1996;105:617-25). Dans une autre étude, 11 % des patients de “whiplash” ont dé­montré des symptômes d’anxiété de dépla­cement : inquiétudes associées à une grande détresse, des changements de com­portement et l’incapacité de travail (Brit Med J 1993;307:647-51).

Si vous souffrez d’anxiété, de cauchemars, de dépression ou autres problèmes émotifs, demandez à votre chiropraticien de vous diriger vers un professionnel en santé men­tale qualifié de votre communauté.

Ne prenez pas de risque avec votre santé

Il est primordial de subir un examen chiropratique lorsque vous êtes impliqué dans un accident de voiture, même un accident mineur. Bien qu’une intervention immé­diate soit préférable, il n’est jamais trop tard. Si vous n’avez pas visité un chiropraticien à la suite d’un accident antérieur, faites-le maintenant. Même un simple accrochage survenu il y a 30 ans, sans symptôme, peut avoir provoqué des modifications vertébrales qui provoquent les TEC.

Bien que les TEC soient courantes, le public ignore encore beaucoup de ces conditions. Aidez, s’il vous plaît, à renseigner les au­tres et évitez-leur des douleurs chroni­ques : partagez ce bulletin avec vos amis et votre famille qui ont été impliqués dans un accident de voiture ou tout autre accident.

Mon nom est Marc Morin et je suis chiropraticien à Ste-Dorothée depuis 25 ans. J’ai comme objectif de vous éduquer sur la Chiropratique pour qu’elle puisse jouer un rôle plus actif dans le rétablissement et le maintien de votre santé.

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