Les « superbactéries » résistantes aux antibiotiques se développent à un rythme alarmant selon une étude récemment publiée dans le New England Journal of Medicine. Les experts disent que, dans un avenir rapproché, plusieurs infec­tions ne pourront plus être traitées. A titre de spécialiste de la prévention, Dr Morin est inquiet au sujet de l’usage inadéquat et de la surutilisation des anti­biotiques dans la communauté. C’est pourquoi le bulletin cette semaine vous fait part d’un résumé de l’étude mentionnée plus haut. Dr Morin encourage les patients à se familiariser avec son contenu et à partager l’information avec les amis, amies et la famille – peut-être qu’un jour, cela sauvera leur vie.

 Le problème

Lorsque les bactéries causant une infection sont éliminées par les antibiotiques, elles ne sont pas toutes éliminées. Les bactéries survivantes se reproduisent, créant des légions de « superbactéries » indestructibles. Ces souches déclenchent de graves infections intraitables. De nouveaux et de plus puissants antibiotiques sont alors formulés pour éliminer ces « superbactéries », perpétuant ainsi un cercle vicieux.

Ce qu’il y a encore de plus inquiétant est que la technologie pharmaceutique n’arrive pas à suivre le rythme de ces « superbactéries » « Il faut de sept à 10 ans pour développer un nouvel antibiotique et seulement quelques mois ou quelques années pour développer une résistance à un antibiotique » explique Dr Pharm Scheentag, un des développeurs du site The Résistance Web, un site qui suit les tendances de la résistance aux antibio­tiques (htpp://resistanceweb.pharmacy- ce.org/).

Les « superbactéries » se développent à cause d’un usage inadéquat ou de la surutilisation des antibiotiques. Les antibiotiques sont souvent prescrits pour des conditions virales qui ne répondent pas à une antibiothérapie, ou sont prescrits sans discrimination à des enfants dont la condition n’exige pas de médicament, dans le simple but de calmer l’anxiété des parents.

Les antibiotiques et les bactéries résistantes aux médicaments peuvent aussi se retrouver dans le système d’une personne, par les aliments. Dans « l’élevage animal industriel », on ajoute souvent à la nourriture des animaux des quantités excessives d’antibiotiques. On retrouve ces drogues dans les produits laitiers et autres produits. De plus, la viande provenant de bétail nourri aux antibiotiques peut être infectée de bactéries résistantes qui déclenchent des intoxications alimentaires dont quelques cas sont fatals.

Enquête de solution

L’étude, sur laquelle l’article du New England Journal of Medicine est basé, a été menée par l’équipe de Active Bacterial Core Surveillance – un programme du Centre épidémiologique et de prévention des maladies des États-Unis à Atlanta, Géorgie. Dre Cynthia G. Whitney était l’âme dirigeante d’une équipe de 14 membres.

Les chercheurs ont concentré leurs efforts sur la résistance aux antibiotiques de la bactérie streptococcus pneumoniae. Le streptococcus pneumoniae est le principal coupable de l’infection de l’oreille moyenne, de la pneumonie, de la méningite et de plusieurs autres conditions courantes. L’équipe de recherches a réuni les données de 12,045 prélèvements de patients avec des maladies à streptococcus pneumonie entre 1995 et 1998.

Et la réponse était…

Les observations ont révélé que 24 pour cent de la bactérie dans les prélèvements était résistante à la pénicilline. La résistance à au moins trois antibiotiques différents chez les patients avec une infection streptococcus pneumonie qui était de 9 pour cent en 1995 a grimpé à 14 pour cent en 1998.

L’étude a conclu que « les pneumocoques résistants à plusieurs médicaments sont chose courante et en progression. »

Qu’est-ce que tout cela signifie?

Les résultats de l’étude démontrent que les « superbactéries » se développent à un rythme effarant. Si l’explosion des bactéries résistantes aux antibiotiques n’est pas contrôlée, de plus en plus de bactéries résistantes apparaîtront, déclenchant des maladies qu’il sera impossible de combattre.

Prenez les moyens pour freiner la propagation des « superbactéries ». Les chiropraticiens soulignent que chaque personne peut faire une différence en suivant les recommandations suivantes.

Concentrez vos efforts sur la prévention en adoptant un mode de vie orienté vers le bien-être tel que cette clinique encourage ses patients à le faire. Prendre les moyens nécessaires pour éloigner les mala­dies est le meilleur moyen pour éviter les antibiotiques non nécessaires.

Pensez aux solutions naturelles au lieu des antibiotiques lorsqu’il est possible de le faire. Par exemple, on a démontré que les ajustements chiropratiques peuvent soulager les infections de l’oreille sans le re­cours aux antibiotiques.

Recherchez des viandes et des produits laitiers provenant d’animaux nourris sans antibiotiques.

Écrivez aux politiciens en place en insistant sur le besoin d’une meilleure réglementation pour les antibiotiques.

N’utilisez jamais les médicaments d’une autre personne – ou ne prenez pas un antibiotique prescrit pour une autre maladie.

Consultez un médecin avant de prendre tout antibiotique.

N’insistez pas auprès des médecins pour obtenir des antibiotiques.

Si vous devez prendre des antibiotiques, suivez bien la posologie et prenez-les tous.

Informez-vous sur la résistance aux antibiotiques.

Malgré l’usage très répandu des antibiotiques, le taux d’infections au streptococcus pneumonie monte en flèche. Par exemple, les cas de pneumonies bactériennes ont plus que doublé chez les enfants de moins de quatre ans et chez les personnes âgées de 70 à 79 ans entre 1993 et 1997.

Un éditorial accompagnant ce rapport mentionne que « chaque année aux États-Unis, 160 millions d’ordonnances sont rédigés pour des antibiotiques et 22,7 millions de kilogrammes d’antibiotiques sont prescrits. »

« Sur une population de 275 millions, cette utilisation en terme d’exposition équivaut à presque 30 ordonnances par 100 personnes par année et à 4,1 kilogrammes d’antibiotiques par 100 personnes par année. Cette énorme quantité d’utilisation d’antibiotiques présente un énorme potentiel pour accroître le développement de souches résistantes. Probablement la moitié de tels usages sont inadéquats comme dans le cas de traitement d’infections virales des voies respiratoires supérieures, de bronchites et de pharyngites. »

L’éditorial a souligné également la résistance aux antibiotiques lors d’infections nosocomiales (infections contractées à l’hôpital.) Les infections nosocomiales sont la huitième cause de décès, aux États-Unis. Les trois premières causes de ces infections sont des bactéries résistantes.

« L’ère des antibiotiques remonte à peine à 60 ans, cependant l’usage inadéquat de ces médicaments menace notre capacité à faire face aux infections, » ont fait remarquer les auteurs de l’éditorial.

Peut-on obtenir copie de ce rapport?

L’article intitulé Increasing Prevalence of Multidrug-Resistant Streptococcus pneumoniae in the United States, publié dans le numéro du 28 décembre, 2000 dans The New England Journal of Medicine (N Engl J Med 2000; 343:1917-24), est accessible sans frais sur le site Internet du Journal à l’adresse suivante : www.nejm.org.

Mon nom est Marc Morin et je suis chiropraticien à Ste-Dorothée depuis 25 ans. J’ai comme objectif de vous éduquer sur la Chiropratique pour qu’elle puisse jouer un rôle plus actif dans le rétablissement et le maintien de votre santé.

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